Trois questions à Olivier Poinsot, qui a rejoint l’équipe d’ACCENS Avocats

Sep 17, 2020Droit des associations et des ESMS

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Temps de lecture : 4 minutes

Depuis juin dernier, le cabinet ACCENS Avocats est heureux d’accueillir dans son équipe Olivier Poinsot. Son engagement professionnel et son expérience vont être un apport important pour l’ensemble des clients du Cabinet.
Nous vous proposons, à travers son interview, de découvrir son parcours et ce qui l’anime.

Pouvez-vous nous présenter votre parcours ?

J’ai une formation de juriste : une maîtrise en droit privé général (Master I) et un DEA en droit pénal et criminologie (Master II).

Alors que j’étais en thèse sur la définition de l’acte médical en droit, j’ai eu l’opportunité d’être recruté par une association reconnue d’utilité publique, l’ASEI, en tant qu’adjoint au DRH. Au fil des années mon poste à évoluer et j’ai été amené à créer la direction des affaires juridiques et du contentieux, puis quelques années plus tard, j’ai été désigné responsable qualité du siège social. Par ailleurs, j’ai exercé pendant six mois l’intérim de la direction d’un établissement pour déficients auditifs.

Mais mon souhait était depuis toujours de devenir avocat. C’est pourquoi, après dix ans dans l’association, j’ai souhaité élargir mon horizon en proposant à tous les organismes gestionnaires et ESMS les compétences que j’avais acquises par cette expérience à la fois juridique et opérationnelle.  J’ai donc prêté serment à Toulouse en 2007, puis me suis installé à Montpellier.

J’ai développé une activité spécifiquement dédiée au secteur des ESMS, et plus particulièrement sur :

  • La planification et l’autorisation des activités
  • Les règles de fonctionnement des établissements
  • Le droit des usagers
  • Les inspections administratives
  • La tarification
  • Les coopérations

Par ailleurs, je me suis impliqué dans l’enseignement et la recherche. J’ai enseigné le droit des activités sanitaires et médico-sociales et en parallèle je suis devenu chercheur associé à l’IFROSS (Lyon III). Ce travail de recherche m’a amené à écrire régulièrement sur le thème du droit des institutions sociales et médico-sociales.

J’ai également eu l’occasion de travailler pour des « têtes de réseau » nationales du secteur ; il m’est également arrivé de faire du lobbying.

En raison de problèmes de santé, j’ai dû interrompre mon activité pendant trois ans.

En juin 2020, j’ai décidé de rejoindre le cabinet ACCENS Avocats.


Pourquoi avez-vous décidé de rejoindre le cabinet ACCENS ? Quelles sont les raisons qui ont motivé ce choix ?

J’ai beaucoup d’estime pour Pierre NAITALI, fondateur du Cabinet. Nos parcours sont proches, car nous avons tous les deux eu d’autres expériences professionnelles avant de devenir avocat, et nous partageons la même vision des choses. Alors, quand Pierre m’a demandé de rejoindre l’équipe du cabinet, j’ai tout de suite accepté.

ACCENS est pour moi le cabinet idéal car il fait en sorte d’être globalement et durablement le partenaire juridico-opérationnel des ESMS, en leur proposant une réponse à l’intégralité de leurs besoins : les clients peuvent compter sur lui, non seulement pour le traitement des difficultés mais aussi pour les accompagner dans une démarche dans laquelle le droit devient un levier puissant de leur stratégie. Le panier de services proposé apporte une réponse complète, ce que très peu de cabinets sont capables de faire. C’est selon moi la manière la plus efficace de répondre aux attentes des organismes gestionnaires et des ESMS. Enfin, la très bonne connaissance des dispositifs juridiques permet d’offrir une ingénierie « à façon » qui permet de concrétiser l’expérimentation et l’innovation sociales, comme par exemple en matière de coopérations ou encore d’habitat inclusif.

Le cabinet a également su s’approprier les outils du numérique, qui sont pourvoyeurs de solutions intéressantes et de plus-value pour les ESMS. Les solutions proposées sont adaptées aux établissements et organismes gestionnaires en fonction de leur taille et de leurs moyens. Notre équipe accompagne au quotidien des associations mono-établissement sur les fondamentaux ; elle a aussi développé des produits plus « pointus » pour des organismes gestionnaires déjà très organisés (solutions « clé en main » pour structurer le juridique, la formation, la gestion de crise, le RGPD, etc.). C’est une vraie valeur ajoutée pour nos clients.

Outre ma technicité, je pense apporter au cabinet une certaine créativité – qui n’est pas nécessairement la qualité première des juristes – pour élaborer des solutions qui rendent vraiment service aux professionnels, d’autant que sur de nombreuses questions il n’existe pas ou peu de jurisprudence : il faut donc la façonner.

Les valeurs de mon engagement professionnel sont identiques à celles du Cabinet ACCENS :  exigence technique, écoute, indépendance et ouverture d’esprit, pour défendre et promouvoir au mieux les organismes gestionnaires dans l’ensemble de leurs droits et prérogatives.


Vous êtes très présent sur la toile. Après avoir alimenté quotidiennement, pendant de nombreuses années, un blog de veille juridique dédié au secteur social et médico-social, vous contribuez à présent au blog du cabinet ACCENS. Vous partagez vos articles et les actualités intéressantes sur les réseaux sociaux. Est-il indispensable à vos yeux de tenir un tel espace sur Internet ?

J’ai créé le blog et commencé à écrire après avoir constaté le manque d’analyses critiques de la réglementation. Sur ce point, je me retrouve également dans le Cabinet ACCENS Avocats car Pierre NAITALI a déjà organisé cinq colloques avec l’université d’ANGERS afin de proposer, sur la base d’un savoir académique et d’une connaissance pratique du métier, d’autres visions de la réglementation que les seules instructions et circulaires ministérielles.

Il est important de diffuser le plus largement possible ces analyses qui permettent parfois de souligner, outre les incohérences, les illégalités des textes. Il n’est pas rare que le Conseil d’État annule des dispositions du Code de l’action sociale et des familles. Il est nécessaire que tout le monde le sache et puisse voir ses droits respectés.

Enfin, ce blog de veille critique m’oblige à une auto-formation permanente, tout en portant sur les textes un regard opérationnel. C’est un moyen d’entretenir l’excellence et d’apporter une plus-value de praticien à des praticiens. D’un commun accord avec ACCENS Avocats, mes anciens posts seront prochainement transférés sur le blog du Cabinet.


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